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Ils sont nuls… jusqu’à ce qu’ils deviennent des héros. Et inversement

Belgique – Japon.

0-2.

« Quels nuls, ces Diables ! »

Quelques minutes plus tard…

3-2.

« Ils l’ont fait, bordel ! »

Quelques années plus tard.

Belgique – Sénégal.

0-2.

« Quels nuls, ces Diables ! »

Puis…

3-2.

« Ils l’ont encore fait bordel! »

US Open 2025.

Raphaël Collignon mène un set à zéro face à Casper Ruud.

Puis perd les deux suivants.

« Il est trop court. Il ne gagnera jamais ce genre de match. »

Quelques heures plus tard…

6-4, 3-6, 3-6, 6-4, 7-5.

« Il l’a fait, bordel ! »

Et cette semaine, Wimbledon.

Zizou Bergs mène deux sets à un.

4-1 dans le quatrième.

Le match semble plié.

Puis tout s’effondre.

Et, déjà, certains commentaires fleurissent.

« Quel loser… »

Je lis cela et je souris.

Parce qu’au fond, beaucoup oublient une chose essentielle.

Le sport ne se joue pas avec le score affiché à un instant T.

Il se joue jusqu’au dernier point.

Si tous les joueurs qui mènent 4-1 devaient gagner leur match, autant arrêter les rencontres à ce moment-là.

Si chaque balle de match devait forcément devenir la dernière, alors la vraie balle de match serait… celle d’avant.

Vous me suivez ?

La vérité est beaucoup plus simple.

Les champions ont le droit de perdre.

Ils ont le droit de douter.

Ils ont le droit de craquer.

Comme ils ont aussi le droit de réussir l’impossible.

En 2025, au Masters 1000 de Shanghai, Zizou Bergs était mené un set à zéro par Gabriel Diallo.

Le Canadien s’est procuré deux balles de match.

Deux.

Zizou les a sauvées avant de renverser complètement la rencontre pour s’imposer 3-6, 7-5, 7-6.

À ce moment-là…

C’était Diallo qui était devenu « nul » ?

Évidemment que non.

Il avait simplement perdu un match qu’il était tout près de gagner.

Comme Zizou vient d’en perdre un qu’il était tout près de remporter.

C’est cruel.

Terriblement cruel.

Mais c’est précisément ce qui rend le sport si beau.

Parce qu’un match ne s’arrête jamais quand on mène, il se termine quand. l’arbitre dit « jeu, set et match ».

Il s’arrête quand le dernier point est joué.

Et c’est sans doute pour cela que nous continuons tous à aimer le sport avec autant de passion.

Parce qu’il nous rappelle, encore et toujours, que tant que la dernière balle n’a pas été frappée…

Rien n’est jamais écrit.

Come on Zizou.

Avoir gagné 7 matches sur 8 en 13 jours, c’est de cela que tu dois te souvenir.