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À 1-1, les Red Aces se sont rapprochés de Bologne

Un match – zéro.

Un set – zéro.

Deux jeux – zéro avec break.

La Belgique, en ce vendredi ensoleillé, est vraiment très proche du KO debout.

D’autant que, sur le terrain comme sur le papier, on ne s’attendait pas à être aussi malmené.

Certes, en l’absence de Raphaël Collignon et Alexander Blockx, on se doutait que ce serait bien plus difficile que s’ils avaient été là mais, très franchement, ce scénario catastrophique n’était venu à l’idée de personne.

Qui plus est, en début de match, pour sa première apparition sur le court en Coupe Davis, Gauthier Onclin avait très bien commencé. Il s’était montré entreprenant, avait certes été mené 4-2, mais avait réussi à revenir à 4-4 et à se procurer deux balles de break qui auraient pu tout changer.

Il les a manquées.

Et le match a complètement tourné.

Un – zéro, donc. Pas tout à fait illogique, mais avec un score tout de même forcé (6-4, 6-1) pour l’Autriche. Face au numéro 1 autrichien, ce n’était cependant pas une défaite trop lourde de sens.

À 1-0, on était très confiant dans la fougue et l’enthousiasme de Zizou Bergs.

Mais, face à un Lukas Neumayer terriblement motivé et efficace, Zizou s’est empêtré dans un début de match hyper délicat.

N’ayant plus joué sur terre depuis … Roland-Garros, il ne savait plus très bien comment se comporter sur l’ocre très lent viennois. Parfois, il attendait trop. Souvent, il y allait trop vite, oubliant le principe même du jeu sur terre : la patience.

Lukas Neumayer, lui, joue quasiment uniquement sur terre, sauf une double apparition à l’US Open en qualifications. Et lui, il a parfaitement débuté le match, se montrant à la fois intelligent et tacticien.

Il a aussi été aidé par la réussite.

Je n’ai pas dit par la chance car, quand on prend les commandes, Dame Chance aime vous sourire plus souvent qu’à votre adversaire qui fait un peu n’importe quoi.

Un set – zéro, donc.

Et puis break dans le deuxième.

Mais, à ce moment-là, je n’ai pas eu peur.

J’ai vu, sans mentir, dans la manière de faire de Zizou, un sursaut venu à la fois de son amour de la Coupe Davis, de son talent, de son expérience et, aussi, du banc où Steve Darcis n’a cessé de lui dire, en substance : tu vas y arriver, mais pas trop vite.

Et, de fait, il y est arrivé, profitant aussi du fait que Neumayer a commencé à se poser des questions…

Et il a maintenu la Belgique dans la bataille.

Un – un.

Et c’est là que mon optimisme va parler.

Dans un match de Coupe Davis, il y a rarement deux opportunités aussi flagrantes que celle qui s’est présentée vendredi aux Autrichiens.

Ces derniers, je le répète, étaient tout proches du KO debout et, là, ils sont à 1-1.

Ils vont devoir gagner deux points.

Et je ne suis pas certain qu’une aussi belle occasion se représentera.

D’abord parce qu’il y a Zizou.

Il faudra évidemment le jouer, ce match face à Rodionov. Mais après ce qu’il vient de traverser, je serais très étonné que Zizou l’aborde de la même manière.

Et encore plus étonné qu’il le perde.

OK, Patrick. Et le deuxième point ?

On a deux possibilités. (je pars du principe que Steve alignera la paire habituelle)

Je sais que l’on parle beaucoup du double autrichien comme étant redoutable.

Je sais aussi que les stats de Joran Vliegen et Sander Gillé ne sont pas torrides en Coupe Davis.

Je sais encore que ces deux-là ne sont pas au sommet de leur forme et ne jouent plus ensemble sur le circuit.

Et, enfin, je sais que Joran a été blessé et absent du circuit pendant quelques mois.

Mais tout cela, comme dirait Steve Darcis quand on lui parle du cinquième homme autrichien, je m’en fiche.

Joran et Sander vont nous sortir un match venu de nulle part.

Enfin, c’est ce que je sens.

Parce qu’ils savent que c’est peut-être l’une des dernières fois où ils auront l’opportunité de démontrer qu’ils ont été finalistes de Grand Chelem (sur terre, tiens) et qu’ils peuvent apporter un point énorme aux Red Aces.

Sur le papier, ils ne sont pas favoris.

Dans ma tête, bizarrement, si.

Et si c’est deux-deux ?

Alors, à deux partout, le deuxième Autrichien, quel qu’il soit, se retrouvera dans une situation bien différente.

Il ne sera plus l’outsider qui n’a rien à perdre face à Zizou.

Il devra gagner.

Face à Gauthier.

Gauthier ou Kimmer, certes, mais je pense que ce sera Gauthier car ce dernier, encore une fois, a été très bon dans le premier set face à Rodionov. Bien meilleur, en tout cas, que ne le laisse penser le score.

Et la pression, à ce moment-là, sera répartie de manière quasi équilibrée sur les deux joueurs. Sauf que, en montant sur le terrain, devant ses troupe,s l’Autrichien se dira: et dire qu’on a failli mener 2-0 vendredi.

Et Steve, lui, dira à son dernier homme: donne tout. Je suis là.

Donc oui, voilà, je suis optimiste.

Bologne, c’est quand, encore ?