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D’Orlando à Chapelle, une ode au « vrai » tennis

Il y a le tennis que l’on voit.
Et puis il y a celui que l’on vit.

Cette semaine, à Orlando, Margaux Maquet a remporté le premier titre professionnel de sa carrière. Un 15.000 dollars. Sept matches gagnés. Des qualifications à la finale. Des douleurs, de la fatigue, “dans le rouge”, comme elle le dit elle-même.

34 matches cette saison.
26 victoires.
Et quelques centaines d’euros.

Le vrai tennis, c’est ça.

Des kilomètres avalés, des hôtels qui se ressemblent, des terrains anonymes, parfois trois personnes autour du court. Et malgré tout, cette envie de continuer. De s’accrocher. D’y croire.

Et puis, à quelques milliers de kilomètres de là, il y a Chapelle.

Royal Chapelle Tennis Club.
8h45, samedi matin.

Six interclubs jeunes au programme.

Ils arrivent petit à petit. On se retrouve après l’hiver. Les parents sont un rien nerveux. Les enfants joyeux. Les organisateurs un peu stressés.

Et puis, bien sûr, il pleut.

“Ah c’est malin, il a fait beau toute la semaine…”

Classique.

On attend. On regarde le ciel. Et puis ça commence.

Les premiers échanges.
Les premiers regards vers les parents.
Les gestes un peu crispés.

Le stress est là.

Pas celui d’un 15.000 dollars.
Pas celui d’une finale.

Un autre stress. Celui de jouer pour les autres.

Les “allez !” fusent. Les encouragements prennent de plus en plus de place. Les épaules montent, les jambes tremblent un peu.

Bienvenue dans les interclubs.

À Orlando, Margaux joue pour continuer sa route.
À Chapelle, ils jouent pour leur équipe.

Mais au fond, c’est la même chose.

La même envie.
La même tension.
Le même plaisir aussi.

Celui de gagner un point.
Celui de ne pas lâcher.
Celui de partager.

D’Orlando à Chapelle, le décor change.
Pas l’essentiel.

Le vrai tennis n’est pas toujours sous les projecteurs.

Mais il est partout.

Et il sera partout dans les semaines qui viennent: à Paris, à Chapelle, dans tous les clubs de Tennis Wallonie-Bruxelles, à Monastir, dans les 15.000, les ATP 1000, les Grand Chelem.

Le tennis, tel que je l’aime. Tel que j’aime le vivre.

Avec le même plaisir à lire les résultats de Margaux, à voir les « petits » de mon club et les « grands » comme David, Zizou, Raph, Elise… Les amis, aussi, comme Christophe.

Le tennis, quoi.

Bonne saison à tous.

Et vive le tennis, sous toutes es formes.